Une étymologie partagée

Plusieurs théories circulent quant à  l’étymologie du nom « Herm ». Il viendrait soit du grec « érémos » (désert), soit du vieux gascon « erm » (pâturage ou « lande nue, terres vaines et vagues). Un ancien professeur au lycée de Mont-de-Marsan prétend quant à  lui qu’il viendrait du latin « heremus » (halte, lieu de repos). Une hypothèse confortée par le fait que l’une des deux antiques voies romaines qui reliait Dax à  Bordeaux traversait la localité avant d’aller rejoindre à  Castets. Les caravanes faisant route vers Bordeaux s’arrêtaient dans la cité avant de s’engager dans les « steppes profondes ».

Monsieur Dufourcet, ancien président de la Société de Borda, a partagé cette opinion dans son ouvrage Les Landes et les Landais, antérieur aux travaux de l’ancien professeur montois. Il y explique que la voie aurélienne Dax-Bordeaux croisait à  Herm une voie de second ordre pour déboucher dans l’un des quartiers de Castets. On pourra donc traduire Heremus par « Halte du désert ».

Un brin d’histoire

À l’origine, le centre de Herm se situait probablement au quartier du Tauziet. Les bergers et les charbonniers ont déplacé le centre à  sa place actuelle, vraisemblablement à  cause de la proximité des ruisseaux.

À l’époque féodale, Herm possédait deux seigneuries, Fontainières et Brutails. Le village dépendait de la baronnie de Josse, formée de terres de Josse, d’Yzosse et de Herm.

Au XVIIe siècle, la paroisse relevait de la prévôté de Dax. Au XIXe siècle, elle appartint à  la famille Gieure. Herm a eu une vie paroissiale intense. Presque tout passait par la paroisse, comme en témoigne la gazette locale, Le Clocher D’Herm, dont le plus ancien numéro retrouvé date de 1913. Dans ce bulletin mensuel figurent des conseils, dont une fréquente mise en garde contre la laïcité.

Les traditions religieuses persistaient encore il y a tout juste une vingtaine d’années. Lors de la procession de la Fête-Dieu, dans le bourg, des petites filles inondaient les rues de pétales de roses et le curé était accompagné à  travers le village par quatre chantres.

La fête annuelle locale avait lieu le jour de la Sainte-Madeleine. Le curé était accompagné par la fanfare locale pour aller dire la messe chantée qui était suivie d’un concert de l’Harmonie. Le lendemain, on donnait une  messe vers huit heures suivie d’un petit-déjeuner.

Parmi les faits marquants pour la commune, en 1949, un incendie provoqué par l’accident d’une camionnette au gazogène sur la route Dax-Castets ravage plus de 800 hectares de pins, épargnant de justesse une distillerie et ses 30 000 litres d’essence.